Des responsables politiques et des acteurs de la protection de l'environnement ont ouvert le 29 août à Kinshasa une réunion régionale consacrée aux moyens de conjuguer production alimentaire et conservation de la biodiversité dans le bassin du Congo, dans un contexte d'urgence climatique. Au premier jour de cette réunion prévue jusqu'à jeudi et qui doit accueillir une centaine de participants d'une dizaine de pays, les intervenants étaient unanimes : la protection de l'environnement devrait mettre «l'homme au centre l'action», dans une région où les populations locales puisent l'essentiel de leurs moyens de substance de la forêt. Mais «comment pouvons-nous conserver la biodiversité de la forêt du bassin du Congo tout en renforçant la sécurité alimentaire de la région ?», s'est interrogé le ministre de l'Agriculture de la République démocratique du Congo José Mpanda, souhaitant, au nom du gouvernement de Kinshasa, avoir une réponse à l'issue de cette rencontre. «Pour les populations marginalisées et pauvres, la forêt est leur supermarché (...) on ne va pas leur interdire» d'y trouver de quoi se nourrir, a-t-il dit. Derrière l'Amazonie, le bassin du Congo est le deuxième massif de forêt tropicale de la planète.
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