L’instauration de droits de douane de 30% pour les produits européens entrant aux Etats-Unis aurait des «conséquences économiques désastreuses (...) pour les entreprises agroalimentaires françaises», a réagi l’Association nationale du secteur (Ania), après l’annonce de Donald Trump faite le 13 juillet. Le président américain a annoncé l’imposition au 1er août de droits de douane de 30% pour les produits importés du Mexique et de l’Union européenne, nouvelle surenchère sur fond de négociations. L’Ania enjoint les pouvoirs publics français et européen de «protéger l’ensemble de l’agroalimentaire, 1ère industrie de France et d’Europe, et son agriculture dans les négociations en cours avec les États-Unis et dans le cadre de possibles contre-mesures européennes», dans son communiqué. «Ce serait une catastrophe pour tout le secteur, dans une situation où les vins et spiritueux affrontent déjà d’énormes difficultés», a lancé le 12 juillet Jérôme Despey (FNSEA), président du conseil spécialisé viticole de FranceAgrimer. Même frayeur côté italien. Selon les projections de la Coldiretti (syndicat agricole italien), «avec des droits de douane de 30%, les tarifs supplémentaires pour certains produits emblématiques du Made in Italy atteindraient 45% pour les fromages, 35% pour les vins, 42% pour les tomates transformées, 36% pour les pâtes farcies et 42% pour les confitures et conserves homogénéisées».
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