Lors d’une conférence de presse en visio le 10 octobre, Cédric Benoist, secrétaire général adjoint de l’AGPB (producteurs de blé, FNSEA) a déclaré que « des traders nous rapportent, qu’en raison des contraintes engendrées par le mécanisme européen d’ajustement carbone aux frontières (MACF), ils éprouvent de grandes difficultés à trouver des importateurs disponibles et donc de l’offre en engrais azotés. (…) Certains ne signent pas de nouveaux contrats ». Pour rappel, le MACF prévoit une obligation de déclaration des émissions carbones par les importateurs d’engrais azotés, et le paiement de taxes pour couvrir les émissions importées. Il entrera en vigueur en janvier 2026. Le syndicat réitère sa demande de retrait ou de compensation du mécanisme. Selon une enquête terrain menée par l'AGPB, les prix des engrais azotés sur le marché français ont poursuivi leur progression sur la période septembre-mai, historiquement propice au reflux des cours, pendant que ceux des céréales sont au plus bas. « Le MACF risque d’amplifier la flambée des prix en janvier 2026, alors que la trésorerie des céréaliers est au plus bas », prévient le secrétaire général adjoint. Il précise que la France a couvert ses besoins à hauteur de seulement 60 % environ fin septembre, contre 70-80 % d’habitude.
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