Quelques minutes après l'inauguration du Salon, le 25 février, le président de la République s'est exprimé sur ses grandes orientations, évoquant la gestion de l'eau et les relations commerciales avec le Mercosur, qui préoccupent particulièrement le secteur de l'élevage (voir dans ce fil). Comme évoqué par ses services deux jours plus tôt, Emmanuel Macron a également évoqué, mais de manière allusive, la question des pesticides et de leur réévaluation: «On a une agriculture qui a parmi les meilleurs standards mondiaux sur les plans environnementaux, a expliqué Emmanuel Macron. On sait qu'on a encore du chemin et qu'on va devoir avancer. Ce chemin doit être prévisible, planifié, respectueux de usages et qu'il soit loyal.» Plus tôt dans la semaine, le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau avait évoqué son souhait d'une «meilleure coordination entre l'Anses, l'Inrae et les instituts techniques» - idée également soutenue par la FNSEA. L'entourage du président de la République confirme que le gouvernement veut avancer en ce sens. L'objectif serait d'identifier au plus tôt les produits susceptibles d'être interdits, notamment ceux pour lesquels il n'existe pas d'alternative viable économiquement, afin d'y flécher des efforts de recherche publique supplémentaires. De son côté, le p-dg de l'Inrae Philippe Mauguin se dit prêt à y travailler, et rappelle que son institut collabore d'ores et déjà avec l'Anses.
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