Après un printemps 2023 une nouvelle fois marqué par l’influenza aviaire, «on va se retrouver avec une production de foie gras d’environ 11 000 tonnes, identique à 2022», indique Éric Dumas, président du Cifog (interprofession du foie gras) le 8 septembre à Agra Presse. «On ne sera pas loin de satisfaire la demande», affirme cet éleveur landais. Toutefois, le marché devrait connaître «une petite tension supplémentaire» par rapport à l’année dernière en raison d’un «niveau des stocks très bas». En 2022, les industriels avaient puisé dans leurs stocks pour satisfaire la demande malgré l’effondrement des volumes. Cette année, la production a été à nouveau pénalisée par l’influenza aviaire, avec notamment de nombreux cas durant l’hiver dans les Pays de la Loire, deuxième bassin de production. De son côté, le Sud-Ouest (premier bassin) a été relativement épargné à l’hiver dernier, grâce notamment au plan Adour (aucun canard dans les communes les plus denses pendant un mois), avant de subir une résurgence inattendue en mai. Sur le plan sanitaire, la France a «retrouvé son statut indemne», note Éric Dumas, synonyme d’absence de foyer en élevage et de levée de toutes les zones réglementées. «Les éleveurs sont sur le qui-vive», note-t-il.
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