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Foncier: en Guadeloupe, 42 ans après la réforme foncière, besoin d'«état des lieux»

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«Il faut faire un état des lieux sans complaisance de l'état de l'agriculture en Guadeloupe», a demandé le directeur de la Safer, intervenant dans l'assistance d'une conférence de l'Odeadom (développement agricole de l'Outre-mer), le 28 février au Salon de l'agriculture. «Presque l'ensemble des structures sont détenues par des gens proches de la retraite, proches de la faillite, qui ne continuent que pour continuer de toucher les aides. Pendant ce temps, la production agricole chute», a-t-il ajouté. Rodrigue Trèfle a rappelé que l'île des Antilles a été l'objet d'une importante réforme foncière en 1981 qui avait permis d'installer plus de 600 agriculteurs sur 7000 hectares d'anciens domaines sucriers. Pilotée par la Safer, elle a mené à la constitution de nombreux groupements fonciers agricole (GFA), détenus à 60% par des opérateurs institutionnels (Safer, Crédit agricole, conseil départemental). L'agriculture ultramarine est marquée par un vieillissement plus rapide des actifs que la métropole, selon l'Odeadom. Ces dix dernières années, la moyenne d'âge y a augmenté de trois ans (à 53 ans), contre un an seulement dans l'Hexagone (à 52 ans). Comme l'ensemble des départements d'outre-mer, la Guadeloupe doit faire l'objet d'une trajectoire visant à l'autonomie alimentaire, qui doit être présentée au printemps.