À l'occasion d'une audition parlementaire le 2 novembre, le président du conseil de gestion du Fonds d’indemnisation des victimes des pesticides (FIVP) s'est déclaré favorable à la mise en place d'un plan de communication sur ce dispositif. «Il y a un plan de communication à mettre sur pied, a déclaré Philippe Sanson. Il y a quand même des ressources. J’en ai parlé en réunion de conseil de gestion. Je crois que tout le monde est d’accord pour mettre des moyens.» Selon le président du FIVP, les agriculteurs et agricultrices sont encore peu sensibilisés au lien entre pesticides et activité professionnelle, et la démarche reste psychologiquement difficile à réaliser, notamment quand la victime est l'enfant dans le cadre d'une exposition prénatale. «Pour les personnes qui travaillent, c’est assez difficile de considérer et dire que son activité professionnelle est à l’origine de telle pathologie, c’est encore plus difficile pour ses enfants», rapporte Philippe Sanson. Également auditionné, Antoine Lambert, président de Phyto victimes, confirme: «C’est dur quand on le fait pour soi, mais pour son enfant, vous imaginez bien la difficulté supplémentaire. (...) Et c'est encore plus dur quand il s’agit de remettre en cause son employeur.»
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