Les ministres Annie Genevard (Agriculture) et Véronique Louwagie (Commerce) iront dans un E.Leclerc à Osny (Val-d’Oise) assister à un contrôle de l’origine des fruits et légumes par la DGCCRF (Fraudes), le 24 avril dès 9h, prévient un communiqué. Symboliquement, il s’agit de montrer une « pleine mobilisation » pour la « souveraineté alimentaire », qui inclut la lutte « contre les pratiques trompeuses de " francisation " » (des produits étrangers présentés comme français). Des fraudes qui « portent atteinte à la confiance des consommateurs » et « pénalisent les agriculteurs français » Étiquetage non-conforme, marquage trompeur, non-respect des règles de traçabilité ou de facturation, etc. Une enquête de la DGCCRF de 2020 soulignait que, « en matière de fruits et légumes ou de champignons », « la francisation est répandue dans le cadre particulier d’entreprises de production et de commercialisation lorsqu’elles sont détenues par le même gérant ». En commerce de gros, « certains produits se prêtent moins que les autres à la fraude » ; « contrairement au kiwi par exemple, certains produits ont une durée de vie très courte et leurs spécificités » (fragilité, marketing…) laissent moins de marge de manœuvre « pour manipuler librement les colis et modifier les emballages ». Sur LinkedIn, le BIK (interprofession du kiwi) a justement récemment fait le point sur sa lutte contre la francisation.
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