«Il y a tout un pan de la science qui n’est pas encore intégré dans l’évaluation réglementaire [du glyphosate]» a dénoncé en conférence de presse, le 12 septembre, la chargée de mission scientifique de Générations futures Pauline Cervan. L’ONG a comparé l’analyse de l’institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) sur les effets du glyphosate avec l’évaluation réglementaire des agences européennes (Echa et Efsa). «Sur un total de 45 études citées par l’Inserm, une seule a été jugée à la fois pertinente et fiable par les agences réglementaires», a indiqué Pauline Cervan. L’ONG remarque «une différence de conclusions assez impressionnante » sur la reprotoxicité (conséquences sur la fertilité) et son potentiel d’être perturbateur endocrinien. De plus, le lien entre génotoxicité et stress oxydant «mis en avant à de nombreuses reprises» par l’Inserm est «très sous-estimé» par les agences européennes. Enfin, si l’Inserm relève des risques de toxicité mitochondriale, des effets épigénétiques et sur le microbiote, ceux-ci sont jugés «non-pertinents» côté européen car ils ne sont tous bonnement «pas étudiés par la science réglementaire» ou parce que «il n’existe pas de méthodologie» pour les évaluer, a indiqué Pauline Cervan.
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