Alors que l’épizootie d’influenza aviaire menace, notamment dans le grand Ouest, «il est primordial de protéger les accouveurs», a lancé Éric Dumas, le président du Cifog (interprofession du foie gras), lors d’une conférence de presse le 20 octobre en présence du ministre de l’Agriculture. «Notre approvisionnement [en canetons] est à 100% national, il n’existe aucun moyen de s’approvisionner ailleurs», a fait valoir cet éleveur landais. La région Pays de la Loire fournit «100% de la génétique mondiale et plus de 70% des canetons», a précisé la directrice du Cifog Marie-Pierre Pé. «Des discussions sont en cours» avec les pouvoirs publics à ce sujet, indique de son côté le président de la chambre d’agriculture de Vendée Joël Limouzin, contacté par Agra Presse le 19 octobre. Il s’agirait d’identifier les sites sensibles (couvoirs, élevages de reproducteurs, etc.) et de déterminer des mesures de protection en cas de diffusion de la maladie (abattage des palmipèdes dans un rayon de 3 km). Des dispositions déjà appliqués cette année, quand les Pays de la Loire ont été dévastés par la seconde vague d’influenza au printemps. Alors que «plus des 90% des reproducteurs ont été décimés», «la reprise est ralentie par le manque de canetons», rappelle Mme Pé. Le Cifog prévoit un «recul historique» de la production de foie gras de 30 à 35% par rapport à 2021.
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