« Le continent africain fait face à des effets importants du changement climatique », lequel « constitue le principal facteur de transformation des systèmes d’élevage », indiquent les auteurs du premier Baromètre de la filière lait africaine réalisé par la fondation Farm, l’Organisation panafricaine des agriculteurs (Pafo) et l'Afdi (FNSEA, JA, APCA, CNMCCA). « La sécheresse 2020-2023 au Kenya a, par exemple, provoqué la mort de 2,6 millions d’animaux d’élevage, entraînant une chute drastique de la disponibilité en lait dans les zones pastorales. » Au Maroc, pour la même raison, la production laitière a baissé de 20 % entre 2020 et 2022. Selon le rapport, cette situation impose « une reconfiguration profonde des modes de production laitière », qui passe par l’amélioration de l’accès à l’électricité pour avoir des chaînes du froid efficaces, la résorption des conflits territoriaux entre éleveurs et cultivateurs et l’incitation des acteurs à s’organiser collectivement, notamment en organisations de producteurs. Pour y arriver, les auteurs recommandent « une action publique cohérente, des investissements responsables et une coopération internationale fondée sur des échanges justes et réciproques ».
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