« Il y a un bruit de fond qui laisse entendre qu’il faudra baisser le prix du lait », atteste Yohann Barbe, le président de la FNPL (éleveurs, FNSEA) à Agra Presse. Une perspective à laquelle il est fermement opposé. Il estime qu’il n’y a « aucune raison de baisser le prix du lait » sachant que « les charges des éleveurs restent élevées » (indice Ipampa lait de vache à +25% vs 2020) et que « le lait produit en France est 30 à 50 euros les 1000 litres moins chers que dans les autres pays européens ». Bien que cela ne soit pas le cas en France pour l’instant, cette crainte d’un lait dévalorisé vient de la baisse des cours du beurre et de la poudre maigre liée à l’abondance de lait sur les marchés mondiaux. En France, entre début juillet et fin septembre, le beurre industriel est passé de 7500 euros à 5500 euros la tonne et la poudre maigre est passée de 2380 euros à 2170 euros entre mi-août et fin septembre », précise Jean-Marc Chaumet, économiste au Cniel. Des demandes de baisses pourraient se concrétiser à l’occasion des négociations commerciales entre industriels et fournisseurs qui débutent le 1er décembre.
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