Les ressources du Cniel (interprofession laitière) se sont amoindries en 2024 par rapport à 2023, selon les données publiées en juin dans le rapport annuel 2024. La contribution nationale obligatoire des éleveurs (1,22 €/1000 litres) et des transformateurs (0,442 €/1000 litres) est passée de 40 M€ à 36 M€, à cause de la baisse de la collecte de lait. La cotisation du 4e collège (distribution), dont le calcul ne repose pas sur les volumes vendus, est stable à 1,6 M€. Quant au cofinancement de l’Union européenne pour les actions de communication à l’international, il passe de 11 M€ à 6 M€. Ces actions ont été moins nombreuses, notamment à cause d’un changement des règles d’attribution pour les campagnes récurrentes sur la zone Amérique. 200 à 300 K€ sont aussi versés au titre du crédit d’impôt recherche. La baisse de la collecte, si elle devait être pérenne, pose la question du financement du Cniel qui devrait soit augmenter ses ressources, soit baisser ses dépenses et donc ses actions. La moitié des dépenses concerne la communication en faveur du lait et des produits laitiers. C’est un des enjeux du plan triennal pour 2026-2028 qui doit être finalisé au niveau du Cniel d’ici la fin août avant d’être transmis à l’Etat pour publication au Journal officiel avant le 31 décembre 2025.
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