Lors de son assemblée générale le 26 mars dernier, le GPLM, coopérative légumière présente sur les bassins de production de la Manche, a présenté un chiffre d'affaires consolidé de 75 millions d’euros, incluant l’activité de ses filiales Coprimanche et Servilégumes. « Il est à un niveau équivalent à 2024 », évoque Cédrick Gallot, le directeur de la coopérative. Il se dit plus inquiet pour la campagne de production 2025/2026 en cours. Malgré des rendements records, le poireau traverse une mauvaise saison. « Les prix sont catastrophiques. Les producteurs vont laisser entre 30 et 35 cts/kg de perte sèche sur la campagne », chiffre le directeur. Même constat en chou vert. « Nous avons eu beaucoup de choux un peu éclatés ou trop gros qui ont été difficiles à commercialiser », rapporte-t-il. Bilan compliqué également sur la pomme de terre à l’image de la situation nationale ou le chou-fleur en avance de maturité. Seule la carotte a connu une saison correcte en termes de prix. Durant l’assemblée générale, les producteurs ont par ailleurs abordé le problème de la main-d’œuvre de plus en plus difficile à recruter. « En chou pommé, à terme la mécanisation de la récolte pourrait se démocratiser. Le vrai problème, c’est l’épluchage des poireaux pour lequel il n’existe aucune solution mécanisée alternative », évoque Cédrick Gallot. (Tanguy Dhelin)
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