L’estimation par Phyteis (fabricants de pesticides, ex-UIPP) du nombre d’emplois mis en péril par l’interdiction d’exportation des pesticides interdits «aurait été délibérément erronée» afin de «tromper» les politiques, dénoncent quatre associations dans un communiqué du 21 février. Foodwatch, les Amis de la terre, Transparency international et l’institut Veblen s’appuient sur un article paru sur le site de Mediapart. Selon le journal d’enquête, les dix-neuf sites listés par Phyteis emploient à eux tous 2900 emplois, soit plus de 93% des emplois estimés comme menacés. Affirmer que 2700 emplois étaient en jeu serait alors un manquement aux obligations déontologiques de Phyteis puisque «la production de substance interdite dans l’UE ne constituait qu’une part minoritaire de l’activité économique des sites». Or ce nombre d’emplois, rappellent les associations, a été déterminant pour obtenir le report de trois ans de la mesure dans la loi Pacte, tant au Sénat qu’à l’Assemblée. Les associations ont l’intention de porter ces faits à connaissance «de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), du déontologue de l’Assemblée nationale et du Comité de déontologie parlementaire du Sénat». Dans un communiqué du 21 février, Phyteis rejette en bloc ces accusations « particulièrement graves », estimant que les craintes des industriels « étaient alors et demeurent pleinement légitimes et fondées ».
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