Lors d’une conférence de presse tenue à Paris le 7 avril, La Coopération Agricole (LCA) Luzerne de France a estimé que la phase d’érosion de la sole française de luzerne déshydratée est terminée. « Le marché est apuré. Il n’y a plus de stocks aussi abondants dans les fermes françaises », s’est exprimé Pierre Bergoc, directeur général de France Luzerne, union de coopératives comprenant également la filiale commerciale Désialis, et représentant le plus important acteur de la commercialisation de la filière. Cette épuration du marché a notamment été permise par la stratégie développée par l’union de coopératives, se basant sur une reconquête des parts de marché perdues sur le marché européen. « Nous avons été agressifs au niveau des ventes. Nous sommes proches de notre record de 2018 », ajoute le directeur général. De son côté, Olivier Morant, président de LCA Luzerne de France, indique s’attendre à ce que les surfaces se stabilisent en 2026, pour grimper légèrement en 2027, « après avoir légèrement reculé entre 2024 et 2025, de 3 % », pour tomber à 66 500 ha, comme cela était prévu l’an dernier. La production hexagonale s’est affichée en 2025 à 725 000 t (775 000 t en 2024). Olivier Morant a rappelé que le secteur visait « 70 000 ha en 2030, comme évoqué lors du congrès mondial de la luzerne à Reims fin 2025 », et même « 80 000 à 90 000 ha en 2035 ».
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