Lors d’une conférence de presse organisée à Paris le 14 octobre, l’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA) estime qu’une signature de l’accord de libre-échange avec le Mercosur engendrerait des importations supplémentaires de l’UE de 3,5 Mt/an de maïs équivalent. La notion de « maïs équivalent » fait référence à l’importation directe de grains, mais aussi d’autres produits qui en sont issus : bioéthanol, poulet, drêches, etc. « Nous exhortons le président Emmanuel Macron à tenir sa promesse de ne pas signer cet accord », a rappelé Franck Laborde, président de l’AGPM. Ce dernier a rappelé les contraintes que subissent les agriculteurs français et européens : normes bien plus exigeantes par rapport aux pays du Mercosur, l’Ukraine, prix en berne, coûts de production en hausse, projet MACF (engrais), etc. La signature avec le Mercosur constituerait une contrainte supplémentaire. « D’après une enquête menée par nos soins, les coûts de production en Ukraine de maïs s’élèvent à 97-99 €/t. Les chiffres sont similaires en Argentine et au Brésil, pendant que ceux en France dépassent les 200 €/t en 2025, ce qui devrait encore être le cas en 2026 », alerte Franck Laborde.
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