Les abattoirs espagnols devront installer des systèmes de vidéosurveillance pour s'assurer que les animaux n'y sont pas maltraités avant leur mise à mort, a annoncé le 23 août le gouvernement, assurant qu'il s'agissait d'une première dans l'UE. La mesure a été approuvée lors du conseil des ministres sous forme d'un décret-loi, ce qui aura pour effet d'accélérer sa présentation au parlement et son approbation par celui-ci. Les caméras devront couvrir «les installations où se trouvent les animaux vivants, y compris les zones de déchargement, les couloirs d'acheminement» et les zones où il est procédé à l'étourdissement des bêtes et où on les saigne jusqu'à leur mort, a expliqué le ministère dans un communiqué. En outre, les responsables des abattoirs devront conserver ces images afin que les autorités puissent procéder à des vérifications ultérieures. «Les grands abattoirs ont un an pour mettre en place la nouvelle norme et les petits (abattoirs), deux», a précisé le ministère. Selon le directeur exécutif de l'ONG Equalia, l'Espagne rejoint ainsi l'Angleterre, l'Ecosse et Israël, qui auraient déjà mis en place un pareil système. Dans le cadre de loi Egalim de 2018, la France a conduit une expérimentation de ce dispositif auprès de cinq abattoirs - sur les postes de saignée et mise à mort. En 2022, un rapport du CGAAER avait recommandé sa généralisation, sans suite pour l'instant.
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