Comme pressenti, les quelque 400 moulins français ont produit en 2024 « plus de 4 Mt de farine de blé », soit +5,5 % en un an, a annoncé l’ANMF (meuniers) dans un communiqué publié le 10 juin, dix jours avant sa convention annuelle. Selon son bilan annuel, les ventes dans l’Hexagone ont progressé dans les mêmes proportions (+5 %, à 3,86 Mt), grâce à « des marchés en progression en volume » (notamment l’industrie agroalimentaire, l’amidonnerie et la nutrition animale ; la boulangerie artisanale, premier débouché, est stable). Mais en raison d’une « rentabilité au plus bas », l’ANMF tire un « bilan en demi-teinte » de l’année passée. La profitabilité des moulins français « s’est considérablement dégradée au cours des cinq dernières années » : le secteur a dégagé « un résultat moyen négatif en 2023 (-1 % contre 3 % pour l’IAA) » ; une tendance qui ne s’est pas démentie en 2024, selon le syndicat. L’explication : une « augmentation des charges de production qui ne sont pas intégralement répercutées sur les prix de vente ». L’année passée a aussi été marquée par « une progression historique » des importations de farine (400 000 t), récemment pointée par l’ANMF. Grâce à leur meilleure compétitivité, les industriels allemands ont ainsi fourni un quart des paquets de 1 kg vendus en GMS (50 000 t sur 200 000).
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