La FNSEA alerte sur les «graves difficultés» des apiculteurs dans un communiqué le 5 décembre. Elle s’alarme d’une baisse des achats de miel dû à l’inflation et des stocks qui «s’accumulent», alors que dans le même temps et «paradoxalement, la France a recours massivement aux importations». Un constat amer partagé par l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf) dès la mi-novembre, et auquel s’est joint la Confédération paysanne lors d’une mobilisation à Paris à la fin du mois. Face à ce constat, le syndicat majoritaire demande «le déblocage d’aides d’urgence» et assure travailler à «des solutions structurelles à court, moyen et long terme» avec l’interprofession des produits de la ruche (Interapi). Elle demande aussi «une révision ambitieuse» de la directive européenne sur le miel en requérant: «un étiquetage précis et obligatoire» de l’origine «avec la mention des proportions exactes des pourcentages» pour les mélanges de miels; le «renforcement de la traçabilité» de la ruche au pot; et l’amélioration de méthodes harmonisées permettant de détecter les miels adultérés.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
La tomate d’industrie : une envie de reconstruire
Longtemps considérée comme condamnée face à la concurrence italienne, espagnole et chinoise, la filière française de la…
Cotisations patronales : le gouvernement gèle les allègements, « double peine » selon la FNSEA
Le gel des allègements de cotisations patronales, décidé par le gouvernement malgré la hausse du Smic de 2,4 % prévue…
Cidre : la surface éligible au plan de rénovation du verger abaissée à 5 hectares
Afin d’accompagner l’évolution variétale de la filière cidricole, mais également la professionnalisation des vergers, le…