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Négociations anticipées: les industriels divisés sur la généralisation de la mesure

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Après l’adoption par l’Assemblée du projet de loi visant à avancer les négociations commerciales, le 9 octobre, le texte voté par les députés ne fait pas l’unanimité au sein des organisations d’industriels. La Feef est satisfaite de la généralisation de l’anticipation des négociations avec une différenciation en fonction de la taille des entreprises, indique un communiqué de la fédération qui représente les PME et ETI fournisseurs de la grande distribution. Elle avait alerté sur le risque de faire passer les petites et moyennes entreprises après les géants de l’agroalimentaire, qui capteraient ainsi une grande partie des linéaires et des avantages auprès de la grande distribution. La version actuelle du texte, qui sera discutée en séance publique au Sénat à partir du 26 octobre, prévoit que les PME et ETI aient conclu leurs négociations au plus tard le 31 décembre, soit «quinze jours avant les multinationales», rappelle la Feef. L’Ania qui représente un large panel d'entreprises alimentaires est plus critique. L’association craint «un engorgement au niveau des cellules de négociations», a expliqué son président Jean-Philippe André à l’AFP. Ce dernier est favorable à une date butoir fixée au 31 janvier pour tous «avec une charte pouvant protéger les intérêts des plus petits».