Alors que le projet de loi visant à avancer la date butoir des négociations commerciales doit être examiné au Sénat le 26 octobre, le patron du groupement Les Mousquetaires (Intermarché/Netto), Thierry Cotillard, estime que la grande distribution «peut obtenir des baisses» de prix auprès des industriels, contrairement à ce qu’affirmait Michel-Edouard Leclerc il y a quelques jours. «On peut obtenir des baisses et le consommateur les verra six semaines avant la date prévue», déclare Thierry Cotillard à l’AFP. «Ayant des usines», ce qui est une spécificité des Mousquetaires/Intermarché dans le paysage de la distribution, «je sais que sur certains marchés, on peut obtenir de la déflation», explique-t-il, évoquant notamment le blé et le colza. En outre, il assure qu'il y a eu lors des négociations 2022 «une spéculation sur les prix de l'énergie», car les industriels ne savaient pas jusqu'à quel point ils allaient grimper. Or, depuis, «les coûts du fret et du transport ont baissé, de même que les emballages». «On a espoir que les baisses soient possibles», martèle-t-il, tout en reconnaissant que ces ambitions risquent de «se heurter aux grandes marques qui ne veulent pas répercuter les baisses». Les premières demandes tarifaires sont en hausse «de l’ordre de 10%», indique-t-il. Michel-Edouard Leclerc évoquait, lui, une plage «allant de 5 à 25%».
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