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Néonicotinoïdes: des autorisations d’urgence encore accordées par des États membres (ONG)

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Malgré un récent arrêt de la Cour de justice de l’UE, une série d'États membres de l’UE «continuent d'émettre des dérogations permettant l’utilisation de pesticides pourtant interdits par l'UE, dont des néonicotinoïdes», a alerté, le 19 juillet, l’ONG Pesticide Action Network (PAN Europe). Depuis le début de l'année, PAN Europe a identifié que, parmi les dérogations divulguées dans la base de données de la Commission européenne, pas moins de 29 dérogations à l’utilisation des pesticides interdits par l'UE ont été accordées par 14 pays de l'UE, dont la Grèce, l’Espagne et certains pays de l’est de l’Europe. En janvier, la Cour de justice de l'UE a rendu un arrêt interdisant d’accorder des dérogations à l’utilisation d’insecticides néonicotinoïdes «expressément interdits» au niveau européen. Dans une lettre envoyée à la commissaire européenne à La Santé, Stella Kyriakides, PAN Europe lui demande d’adapter les lignes directrices de 2021 sur les autorisations d’urgence pour «clarifier que des dérogations ne peuvent être accordées aux pesticides interdits par l'UE». PAN Europe estime aussi que les pesticides dont la demande d’autorisation a été rejetée pour des raisons sanitaires et environnementales, dont le 1,3-dichloropropène, «doivent aussi être considérés comme des substances interdites dans l'UE».