A l'occasion d'une conférence de presse le 30 mars, l'Inrae a affiché une position sans équivoque sur la question de la brevetabilité des plantes issues des nouvelles biotechnologies (NGT), rapportent nos confrères de Réussir dans une article paru le 2 avril. « Pas de brevet sur les plantes NGT-1 », a déclaré Pierre-Benoit Joly, directeur de recherche, qui estime « regrettable » le changement de position du Parlement européen sur le sujet, qui s’était initialement opposé aux brevets sur les plantes issues de nouvelles techniques génomiques. L'institut scientifique reprend les arguments de certains semenciers, craignant que les brevets ne menacent la viabilité du certificat d'obtention végétale (COV). L'innovation serait réservée à quelques semenciers internationaux, et remettrait en cause le principe d'exemption du sélectionneur, d'après le scientifique. Il appelle par ailleurs à instaurer des dispositifs de biovigilance des plantes NGT-1, pour « pouvoir très rapidement repérer les problèmes et éventuellement les corriger ». Ajoutons que certains semenciers opposés aux brevets évoquent une solution proposée début 2025 par l’université allemande Humboldt de Berlin, évoquant la possibilité de rendre gratuites les licences créées par les brevets, revenant à vider de sa substance le principe même de brevetabilité.
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