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Pesticides: Lambert «attend davantage» de l'Inrae, son p-dg lui répond

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«Nous attendons davantage de l'Inrae», s'impatientait la présidente de la FNSEA, le 25 février, après son entrevue avec Emmanuel Macron. Le chef de l'Etat devait s'exprimer le même jour sur les pesticides pour «fixer un nouveau cadre», quelques semaines après l'interruption brutale des dérogations à l'interdiction des néonicotinoïdes en betterave. «L'Inrae est forte pour nous dire que l'agriculture peut changer, mais pour amener des solutions, ils ne sont pas au rendez-vous», estime Christiane Lambert. L'éleveuse soutient notamment qu'au moment de la réautorisation provisoire des néonicotinoïdes en betterave et de la mise en place d'un plan de recherche dédié aux alternatives (PNRI), l'Inrae ne travaillait plus sur cette question. Une affirmation que réfute le p-dg de l'Inrae Philippe Mauguin, interrogé par Agra presse: «Nous avons toujours continué de travailler sur la jaunisse de la betterave». Et l'ancien directeur de cabinet de Stéphane Le Foll d'assurer que «l'Inrae est l'institut de recherche qui a le plus publié en Europe sur les alternatives aux pesticides, devant Wageningen». Pour Philippe Mauguin, l'Inrae n'est pas le mieux placé dans la mise en marché de pesticides alternatifs: «Est-ce que Mme Lambert a demandé la même chose aux fabricants ? Notre budget, qui couvre tous les champs de l'agriculture, de l'élevage à la forêt, correspond au budget de recherche et développement d'un seul géant comme Bayer. Quand on décide d'arrêter la voiture thermique, on ne demande pas au CNRS de produire des voitures électriques».