Dans un rapport, paru le 16 octobre, faisant le bilan des dix premières années de fonctionnement du réseau français de phytopharmacovigilance, «unique en son genre en Europe», l'Anses indique qu'elle pousse son extension à l'échelle communautaire. «L’efficacité d’un système de vigilance est d’autant plus importante que le champ d’expérience terrain qu’il scrute est important», explique l'agence. Créé par la loi d'avenir agricole de 2014, le réseau de phytopharmacovigilance est un «réseau de réseaux» ayant pour mission de repérer des «signaux d’effets indésirables liés à l’utilisation de ces produits», via des signalements, de la veille bibliographiques, le financement d'études, notamment d'exposition ; puis de « les faire remonter aux différents acteurs chargés de l’évaluation et de la gestion des risques». Parmi les évolutions souhaitées, l'Anses propose aussi la numérisation des données d’application des pesticides : «de façon récurrente, ses résultats scientifiques sont en effet pénalisés par la nécessité de contourner l’absence d’information avec la mise en place d’investigations complexes, longues, coûteuses et s’appuyant sur des approximations des sources et niveaux d’exposition», regrette-t-elle.
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