Abonné

Pesticides: «Les industriels doivent prendre leur part» dans la recherche d'alternatives (Anses)

- - 2 min

Saluant la volonté de planification du gouvernement sur les pesticides, le directeur général de l’Anses Benoit Vallet a estimé, lors d'une conférence de presse le 27 février, que «les industriels connaissent les dossiers et doivent prendre leur part en matière de recherche et d’innovation». Face aux critiques du gouvernement sur le S-métolachlore, le président de l’agence sanitaire souligne au passage que «l’évaluation des produits à base de S-métolachlore avait été demandée en mai 2021 par nos tutelles» au sein des ministères de l’Agriculture, de la Transition écologique et de la Santé, comme rappelé dans l'avis sur ce sujet. Et le processus de retrait en cours, poursuit-il, vise avant tout à se conformer aux textes européens sur l'eau. Alors que le gouvernement espère établir une liste de 200 molécules candidates au réexamen pour en évaluer les alternatives, la directrice du pole Produits règlementés Charlotte Grastilleur s’interroge de son côté sur le chiffre retenu. Avec dix molécules étudiées par an par l'agence, «si nous connaissions à l’avance celles susceptibles d’être retirées, nous ne mènerions pas d’évaluation», observe-t-elle. Par ailleurs, «le rôle de l’Anses n’est pas de travailler sur les alternatives», sauf en cas de molécule candidate à la substitution, rappelle-t-elle. Exception récente: le travail sur le glyphosate, «a mobilisé les services pendant deux ans» sans offrir de solutions dans tous les cas.