À la suite de récentes restrictions d’usage pour les produits phytosanitaires, l’association rassemblant leurs fabricants Phyteis (ex-UIPP) a dénoncé des décisions d'interdiction prises «sans solution» de remplacement, lors de sa conférence de presse annuelle du 23 février. Selon Ronan Vigouroux, responsable environnement de l’interprofession, les agriculteurs ne peuvent, en France, lutter que partiellement contre la moitié des bioagresseurs, maladies ou mauvaises herbes qui s'attaquent aux cultures, en raison d'un unique produit disponible ou de molécules insuffisamment efficaces. Citant un rapport du CGAAER sur la valorisation du dispositif de gestion des usages orphelins publié en février 2021, Bruno Baranne, président de Phyteis, a rappelé qu’en France, «38% des usages ne sont pas pourvus en solutions de production et 25% des usages sont couverts par une seule et unique solution technique», avec le risque d’entraîner «des résistances». De son côté, le directeur réglementation et juridique de Phytéis Philippe Michel a regretté que des molécules toujours approuvées au niveau européen ne le soient pas dans l’Hexagone. C’est notamment le cas du S-métolachlore, pour lequel l’Anses a annoncé le 15 février avoir engagé «une procédure de retrait des principaux usages des produits phytopharmaceutiques» contenant cette substance herbicide.
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