Par la voix de son président Geoffroy d'Evry, les producteurs de pomme de terre de l'UNPT ont insisté, lors d'une table ronde suivant son assemblée générale le 4 février, sur «la nécessité de ne pas devancer la demande». Le syndicat se réjouit de la progression de la production hexagonale de pommes de terre entre 2023 et 2024, tirée vers le haut par l’augmentation des assolements, de meilleures conditions climatiques, et le dynamisme de l'intérêt industriel et à l'export. Une nouvelle hausse des surfaces n'est pas à exclure en 2025, rapportent des professionnels du secteur. Néanmoins, une étude de l'UNPT élaborée sur la période 2000-2017 (encore applicable aujourd'hui selon le syndicat) estime qu'une hausse de la production française de 1% engendre une baisse des cours de 5,3% en moyenne. Alain Dequeker, secrétaire général de l'UNPT, souligne de son côté que les nouveaux arrivants doivent être formés: «produire des pommes de terre, c'est beaucoup plus compliqué que la betterave». Il rappelle aussi quelques difficultés que connaît la filière : des charges de structures en hausse, liées notamment à «des coûts très élevés des plants», des rendements qui stagnent, «la réduction des solutions phytosanitaires» etc.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Vin : la filière s’accorde pour inclure l’œnotourisme dans le PSN
Ouvrir une ligne œnotourisme dans le Plan stratégique national (PSN) : la filière s’est accordée le 8 avril pour…
Pesticides : prison ferme pour trafic contre un fournisseur et un maraîcher
Le 7 avril, le tribunal correctionnel de Marseille a condamné l’apporteur d’affaires Alain Hebrard et le maraîcher…
Pesticides interdits : des exploitations agricoles perquisitionnées en Charente-Maritime
Une dizaine d’exploitations agricoles de Charente-Maritime ont été perquisitionnées dans le cadre d’une enquête sur la…