Dans une étude parue le 15 mai dans la revue Nature Foods, des chercheurs anglais et suisses ont estimé, pour la première fois à l'échelle mondiale, les montant des externalités négatives créées par l'alimentation (hors alcools), que ce soit sur la santé humaine ou les milieux naturels. Ils l'estiment à 14 000 milliards de dollars (Mrd$), l'équivalent de 17% du PIB mondial en 2018, en accordant notamment une valeur monétaire aux vies humaines, aux espèces ou aux écosystèmes. Les dommages provoqués par l'alimentation proviennent en majorité des consommations d'eau et de terres, du réchauffement climatique et des émissions de particules fines. Rapportées à la population, les nuisances sont bien supérieures en Amérique du Nord et en Océanie (4200 $/habitant) qu'en Asie ou en Afrique sub-saharienne (1100 $/habitant). Les produits animaux sont responsables de 51% des coûts au niveau mondial, selon l'étude. Les chercheurs soulignent qu'une suppression de la consommation de viande rouge réduirait ces externalités de 4000 Mrd$, l'adoption d'un régime végan de 7000 Mrd$. Avec une méthodologie différente, des ONG ont publié une étude, fin 2022, des coûts et bénéfices liés aux pesticides en France, estimant à 372 M€ les coûts directs pour l’État.
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