Dans la deuxième édition de sa revue nationale stratégique (RNS) parue le 14 juillet, le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN, Matignon) constate que «l’arsenalisation des enjeux globaux (alimentation, énergie, droit à l’eau, ressources) au service de stratégies offensives, en deçà du seuil estimé de déclenchement d’une guerre ouverte, a continué», depuis le premier rapport publié en 2022. Par ailleurs, «la prolifération des actions dites hybrides visant la France et ses alliés et partenaires s’est encore accentuée». Par action hybride, le SGDSN entend le «recours par un acteur étranger à une combinaison intégrée et volontairement ambiguë de modes d’actions militaires et non militaires, directs et indirects, légaux ou illégaux, difficilement attribuable». Le secteur de la défense s'intéresse de plus en plus près aux affaires agricoles, qu'il s'agisse des relations avec la Russie, jugé probable responsable d'attaques ciblées sur l'agroalimentaire français, ou des enjeux liés aux ressources en eau, pour des questions de sécurité intérieure. L’Iris a élaboré pour le ministère des Armées trois scénarios prospectifs de violences, pour anticiper les défis que le stress hydrique fait peser en France sur les militaires.
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