L’interprofession du cognac (BNIC) a validé le 4 septembre une baisse du rendement annuel maximum autorisé, à 10,50 hectolitres d’alcool pur par hectare (hl AP/ha) en 2023 contre 14,73 hl AP/ha en 2022. En cause, «un environnement économique mondial post-Covid qui affecte le commerce des spiritueux en général». La récolte s’annonce pourtant «très abondante». D’où l’appel du BNIC à reconstituer une réserve climatique, utile en cas d’aléas. «Depuis quelques semaines la dynamique commerciale des spiritueux sur le marché international est moins lisible, a reconnu le 5 septembre le syndicat viticole des producteurs (UGVC). Le cognac confirme ses perspectives de croissance à moyen et long terme, mais la situation à court terme nécessite un pilotage rigoureux.» Après trois années exceptionnelles au tournant du Covid, les spiritueux dans leur ensemble voient leurs ventes ralentir «depuis mi-2022», explique l’UGVC. Le président Anthony Brun avait donné le ton, dans une lettre le 11 août, appelant les viticulteurs du Cognac à profiter d’une récolte 2023 «globalement généreuse» pour «faire au maximum le plein de réserve climatique».
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