Dans une note parue en juin, le groupe américain Microsoft annonce qu'il a ajouté, à la liste des projets de stockage de carbone qu'il finance à travers le monde, deux projets d'altération forcée de roche (ERW) sur des sols agricoles (voir notre enquête sur cette technique). Le principal projet est porté par les Écossais d'Undo, pour le stockage de 4,7 Gt CO2 et pour une durée de 10 000 ans; en mai dernier, cette start-up a levé 12 millions d'euros, tout juste un an après avoir signé son premier contrat. Plus modeste, le second projet est celui la start-up américaine Lithos pour 0,5 Gt CO2. Dans sa note, Microsoft souligne que les modèles de séquestration de carbone associés à cette technique ont encore besoin de «calibrage et de validation». Les Américains d'Undo assurent de leur côté que des réflexions sont lancées autour d'une norme ISO encadrant cette technique. Selon une étude parue le 14 août dans la revue scientifique Earth's Future, l'altération forcée de roche permettrait de séquestrer environ 215 Gt CO2 entre 2006 et 2080, à raison de 10 tonnes de basalte par hectare et par an sur l'ensemble des terres agricoles mondiales. Microsoft investit par ailleurs dans l'agroforesterie ou la production de biochar (voir notre enquête sur le bio-hydrogène et le biochar).
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Loi d’urgence et eau : l’Assemblée suit finalement le gouvernement
Après de sévères revers en commission sur les dossiers liés à l’eau, le gouvernement est parvenu à rétablir la version…
Négoce : Frédéric Gaudin nommé président de NégoA
Dans un communiqué paru le 21 mai, NégoA (entreprises de négoce) annonce l’élection de Frédéric Gaudin, 45 ans, dirigeant…
Engrais : en congrès, l’AGPB presse Genevard
Réunie en congrès, l’AGPB (producteurs de blé, FNSEA) craint une hausse significative des surfaces mises en jachère lors de…