Avec le développement de la télémédecine vétérinaire, combiné à celui des objets connectés, «les relations entre l’éleveur et le vétérinaire vont se transformer et elles devront être clarifiées», souligne une analyse récente du centre d’études et de prospective du ministère de l’Agriculture qui explore les risques et les opportunités liés à cette pratique. «Il faudra par exemple prévoir diverses configurations, lors de la détection de données anormales, en déterminant si le vétérinaire doit prendre l’initiative d’une visite ou attendre la sollicitation de l’éleveur, avec le risque d’intervenir trop tard», relève l’auteur de la note. La collecte de données via des objets connectés (colliers, bagues, caméras…) transformera la pratique du vétérinaire «en améliorant le recueil d’informations cliniques à distance». La note souligne toutefois l’importance de «veiller à ce que l’animal (…) ne soit pas réduit à un ensemble de mesures et données, qui mettrait en péril son bien-être dans un contexte d’élevages automatisés». S’ajoute à cela «qu’aucune réglementation n’existe sur ces objets connectés pour animaux». L’utilisation des données «à des fins mercantiles ou lors de recherche médicale» suscite également des inquiétudes. Expérimentée depuis 2020, la télémédecine vétérinaire doit être encadrée et pérennisée par un décret, actuellement en consultation.
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