Invité à intervenir au congrès de Culture viande (abattage-découpe), le 14 octobre à Paris, l’économiste de l’Inrae Vincent Chatelier a largement relativisé l’impact potentiel de l’accord UE-Mercosur sur les marchés français et européen de la viande bovine. Tout d’abord en relevant que le contingent de 99 000 t accordé aux pays d’Amérique du sud s’étalera sur six ans, soit environ 15 000 t pour la France (l’Hexagone comptant pour 15 % de la population européenne). À titre de comparaison, la France a importé 363 000 téc en 2024, en légère baisse sur un an, selon FranceAgriMer. Dans ses prévisions à horizon 2035, la Commission européenne « ne s’attend pas à une entrée massive d’importations de viande », note encore ce spécialiste des échanges internationaux des produits animaux. Plus largement, l’UE-27 est « la zone la plus excédentaire au monde en produits animaux », grâce aux exportations de produits laitiers et de viande porcine, a-t-il rappelé. Appelant à « redonner le moral » notamment aux étudiants et futurs éleveurs, M. Chatelier a estimé que « le problème de fond, c’est de reporter aux consommateurs le prix de la viande pour faire vivre les abatteurs et les éleveurs ».
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