En raison des conséquences de l’influenza aviaire, les mises en place de volailles de chair ont reculé de 6,4% fin 2022 (par rapport à fin 2021), a indiqué l’interprofession Anvol lors d’une conférence de presse le 22 février. Cette baisse touche particulièrement les canards (-37%), les pintades (-13%) et les dindes (-12%), quand les poulets restent «relativement épargnés» (-4%), selon le président d’Anvol Jean-Michel Schaeffer. Canards et dindes sont réputés plus sensibles à l’influenza, et la maladie a ravagé début 2022 les Pays de la Loire, qui produisent trois quarts des canetons français. L’épizootie a donc renforcé la «prédominance» du poulet en France (trois quarts des volailles consommées, 50% d'importations). En revanche, les poulets label «marquent le pas», pénalisés par le contexte inflationniste qui a provoqué la crise de consommation de la bio. Fin 2022, les mises en place de poulets bio se sont effondrées de 25% sur un an, quand celles de poulets Label rouge ont perdu 9%. La production globale de volailles françaises devrait donc baisser en 2023, après une chute de 7,6% en 2022 (à 1,5 Mt), déjà à cause de l’influenza. Rétrogradée 4e producteur européen, la France reste toutefois «la championne de la consommation de volailles en Europe», avec 1,9 Mt (+0,4%) en 2022.
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