Le tribunal administratif de Toulouse a examiné le 25 novembre le dossier controversé de l'autoroute A69, la rapporteure publique se prononçant pour une annulation des autorisations du chantier, qui entraînerait la suspension des travaux entamés en 2023. Cette magistrate indépendante, dont les avis sont souvent suivis, a demandé «l'annulation dans leur intégralité des autorisations environnementales» concernant l'autoroute Toulouse-Castres. Il n'y a pas de «raison impérative d'intérêt public majeur» justifiant sa construction, selon elle. La rapporteure publique a jugé «excessif» d'invoquer une «véritable situation d'enclavement» du sud du Tarn. Et de souligner que le gain de temps d'une vingtaine de minutes entre Toulouse et Castres permis par cette autoroute payante s'accompagnerait d'une «dégradation» de la route gratuite. En effet, cet «itinéraire de substitution» traverserait à nouveau Soual et Puylaurens, car leurs contournements, aujourd'hui gratuits, seraient intégrés dans l'A69. Le tribunal rendra sa décision sous une quinzaine de jours. L'audience a porté sur quatre recours, dont deux demandes d'annulation d'arrêtés préfectoraux autorisant les liaisons autoroutières A69 et A680 présentées par France nature environnement.
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