Dans un courrier adressé au directeur général par intérim de l’Anses daté du 30 mars, qu’Agra Presse a pu consulter, la Fnab (producteurs bio) demande la publication d’un « addendum » pour corriger « certaines erreurs et imprécisions » concernant l’agriculture biologique, dans les travaux sur le cadmium publiés le 25 mars. Dans son expertise, l’Anses estime que l’agriculture biologique « est potentiellement tout aussi impactée que l’agriculture conventionnelle par la présence de cadmium ». Face à cette affirmation, la Fnab indique que la réglementation bio est « plus stricte » sur les intrants qu’en conventionnel en vertu du règlement bio 2021/65 qui « impose des seuils limites plus restrictifs qu’en conventionnel : 60 mg/kg pour les phosphates miniers (contre 90 mg/kg en conventionnel) et 0,7 mg/kg pour les composts de biodéchets (contre 3 mg/kg en conventionnel) ». Elle regrette que l’Anses reprenne la conclusion d’une revue de littérature scientifique internationale selon laquelle « le phosphate naturel tendre est utilisé dans de nombreuses exploitations en AB », selon l’expertise. « Sur tous les apports d’engrais qu’on met dans nos champs, les engrais phosphatés représentent 0,02%. Ca veut dire qu’on n’en utilise pas», assène le co-président de la Fnab Olivier Chaloche. L’étude Phosphobio d’Arvalis, repérée par Le Monde, confirme que le phosphate naturel « semble quasiment pas utilisé par les agriculteurs bio français » (article payant).
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