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Planification écologique: les chambres veulent 60M€ par an pour «réinventer» le conseil

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A l'occasion d'une conférence de presse organisée le 10 janvier pour le centenaire des chambres d'agriculture, le président du réseau consulaire, Sébastien Windsor, a demandé 60 millions d'euros, dans les cinq ans à venir, pour aider les chambres à accompagner plus fortement les agriculteurs «face aux nouvelles injonctions» (baisse des émissions, des intrants) et au changement climatique. Ces montants doivent aider les chambres d'agriculture à «ne plus seulement aller chercher les leaders, par l'intermédiaire de plans de modernisation et d'aides à l'investissement, mais aussi les suiveurs». Pour ce faire, il faut «réinventer le développement agricole, plaide Sébastien Windsor, en prenant certes le temps d'optimiser, mais aussi de regarder l'exploitation dans sa globalité, pour établir des plans d'action à cinq ans et accompagner l'agriculteur dans sa mise en oeuvre». «Ce n'est pas avec des investissements dans des pulvérisateurs que l'on va résoudre le problème, insiste Sébastien Windsor, «il faut des moyens supplémentaires pour accompagner les agriculteurs.» Le réseau consulaire teste actuellement une nouvelle offre de conseil intitulée Climaterra, auprès de 1000 agriculteurs, avec 350 conseillers formés. Pour le déployer, il vise le budget de 1,1 milliard d'euros annoncé par Marc Fesneau en septembre au titre de la Planification écologique de l'agriculture. Aujourd'hui répartie «en silo», avec des moyens alloués aux alternatives aux pesticides ou aux haies, les chambres souhaiteraient y insérer une enveloppe dédiée au conseil.