Inquiète de l’avenir de la filière cidricole, la fédération nationale des producteurs de fruits à cidre (FNPFC) demande à l’ensemble des GMS de «jouer le jeu» en revalorisant les prix payés aux arboriculteurs. «Le refus de certaines enseignes [de négocier] est incompréhensible. Pourquoi d’aucuns sont-ils capables de soutenir la filière et pas d’autres?», s’indigne la FNPFC dans un communiqué le 27 juillet. L'organisation professionnelle affirme que le prix de la pomme à cidre n’a pas été revu à la hausse «depuis des années». Celui-ci est «fixé majoritairement par contrat, sans évolution et à un niveau bien inférieur à celui des pommes de table (entre 90 €/tonne sur le marché libre et 220 €/t en bio; contre 400 €/t en pomme de table pour compote à plus de 1800 €/tonne en pomme de table bio)», explique la FNPFC. À cela s’ajoutent «la flambée» du coût des intrants, des matières premières et des emballages. «Le problème est donc double pour nous, agriculteurs: il s’agit de revaloriser rapidement le prix de la pomme à cidre et de faire accepter des hausses de tarifs des cidres par toute la grande distribution», assène la fédération.
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