Désormais doté de sa propre usine d’embouteillage dans le Val-d’Oise, Appie étend sa gamme de produits. Après les cidres et les bières, la société lance aujourd’hui des « craft sodas » bio, afin de proposer aux cafetiers et particuliers une alternative aux marques internationales.
C’est la nouveauté d’Appie pour accompagner la réouverture des cafés, bars et restaurants : un « craft soda » nommé Mona, décliné en cinq recettes bio : citron et citron vert, fraise et framboise, pêche et abricot, orange et orange sanguine et, enfin, pétillant de pomme. « Sans arômes artificiels, sans conservateurs, sans colorants et sans additifs », promet celui qui se définit comme le « limonadier nouvelle génération » et qui assure s’approvisionner en jus et purées de fruits d’origine française ou de l’Union européenne. « La demande est venue des cafetiers qui sont en recherche de sodas alternatifs aux grandes marques que les consommateurs retrouvent partout, y compris en grandes surfaces », explique Guillaume Laborderie, cofondateur d’Appie. Le marché des « craft sodas » est encore limité avec peu d’opérateurs, même si la tendance pour les boissons moins sucrées et avec moins d’ingrédients est nette, y compris pour les marques internationales qui s’y mettent.
Avec ces nouvelles références conditionnées en bouteilles de 33 cl, destinées aussi à la grande distribution – elles sont déjà chez Monoprix – Appie creuse son sillon dans les boissons « clean label » aux recettes simples, courtes et compréhensibles du grand public. La société entend jouer la carte locale : pour ses cidres (six recettes), ses premiers produits lancés en 2015, elle s’appuyait déjà sur des producteurs de pommes en France et embouteillait localement, avant de se doter de sa propre usine.
Nouveaux produits malgré la crise
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Car depuis mars 2020, Appie produit dans une usine de Roissy-en-France (Val-d’Oise) dont il est co-actionnaire (investissement réalisé par financement bancaire et crédit-bail pour un montant non communiqué), d’une capacité de 10 000 hl par an. Alors même que le premier confinement commençait. Se refusant à communiquer tout chiffre d’affaires, Guillaume Laborderie indique que « l’exercice 2020 devait être le premier exercice bénéficiaire, mais la crise du Covid-19 a complètement rebattu les cartes » et « selon nos prévisions, si les prochaines années se déroulent normalement, sans fermetures d’établissements ou annulations d’événements, nous devrions réaliser nos premiers bénéfices en 2023 ». La dernière année « normale », soit 2019, Appie avait vendu 5 000 hl de cidre, seul produit de l'entreprise à l’époque. La crise de 2020 n’a pas pour autant freiné le dynamisme de l’équipe qui a mis en route son usine, lancé des bières bio en octobre (deux recettes : blonde et french IPA), puis des sodas en mai de cette année.
Après un premier emprunt obligataire fin 2017 auprès de Sigma Gestion pour un montant de 750 000 euros, Appie mène actuellement une nouvelle campagne de levée de fonds. « Nous voulons mobiliser 3 millions d’euros auprès de fonds, de business angels et de family offices d’ici septembre ou octobre », annonce Guillaume Laborderie. Les cinq fondateurs et actionnaires, tous opérationnels dans la société, veulent garder la majorité du capital et permettre aux nouveaux partenaires financiers de contrôler entre 20 et 30 % du capital. « Cette levée de fonds va nous permettre d’accélérer d’un point de vue commercial en étoffant la force de vente, communiquer à l’échelle nationale et poursuivre nos investissements dans l’outil de production », détaille Guillaume Laborderie.