Les campagnes en pêches et abricots français présentent cette année des profils différents : baisse pour la première, progression pour la seconde. L’absence de l’Espagne a laissé de l’espace pour l’origine France.
Selon les prévisions établies au 1er juillet 2025 par Agreste (ministère de l’Agriculture) , la production française d’abricots pour 2025 est attendue en hausse de 24 % par rapport à la faible récolte de 2024 et de 7 % par rapport à la moyenne 2020-2024. Le chiffre est globalement confirmé par l’AOPn Pêches et abricots de France : « Nous devrions arriver à environ 109 000 tonnes, compte tenu de l’alternance et d’une météo pas trop mauvaise, même si elle a pu entraîner coulure et chutes de fruits après la floraison », souligne Raphaël Martinez, directeur, contacté par Agra Presse. Selon Agreste, les principales régions productrices récupèrent de la très faible récolte de 2024 : dans la Vallée du Rhône, la production devrait nettement progresser avec une hausse attendue de 50 % ; elle serait de 6 % en Occitanie et de 3 % en Paca.
En juin, les prix des abricots auraient été inférieurs de 2 % à ceux de 2024. « Il demeure que la production est supérieure à la capacité de la demande. L’AOPN a mené une opération de promotion entre le 25 juin et le 5 juillet qui s’est bien déroulée, compte tenu d’une pression moins forte de l’origine espagnole », précise Raphaël Martinez. La suite de la campagne sera plus disputée avec l’arrivée de la pêche et les premières prunes : « On devrait néanmoins nettoyer les reliquats pour le 14 juillet. »
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Pêches : des volumes confirmés en baisse
La situation est inverse en ce qui concerne les pêches et nectarines. Toujours selon Agreste, la récolte devrait reculer de 8 % par rapport à 2024 et atteindre 217 200 tonnes (avec les brugnons et les pavies). « C’est une déception en termes de volumes, alors que nous attendions des niveaux similaires à ceux de l’année dernière », concède Raphaël Martinez qui table plutôt sur 190 000 tonnes. Le volume reste néanmoins proche de la moyenne des cinq dernières années. L’ensemble des bassins de production est concerné par ce repli, mais en particulier la vallée du Rhône (-19 % sur un an) et l’Occitanie (-7 %). « Il y a eu des phénomènes de coulure à cause des pluies en mars et avril. Du coup, les volumes sont moindres mais de bonne qualité, même si on peut regretter que les fortes chaleurs ont entraîné une limitation dans les calibres », analyse le directeur de l’AOPn.
Le début de commercialisation semble s’être déroulé sans encombre : « Il y a une forte demande précoce car l’origine espagnole était peu présente, excepté en pêches plates. Il n’y a pas eu de problème de basculement entre les deux origines », se félicite Raphaël Martinez. Le ministère souligne qu’en juin 2025, dans un marché fluide stimulé par une bonne demande, les cours ont augmenté de 11 % sur un an.