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Politique Bruno Le Maire séduit par l’idée d’une indexation des coûts de production

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Inaugurant la 15e édition de l’Odyssée végétale au Salon de l’agriculture, le 22 février, le ministre Bruno Le Maire a jugé « extrêmement intéressante la proposition de Xavier Beulin, le président de la FNSEA », d’une indexation des coûts de production au prix de vente des produits agricoles. « C’est une question de justice, d’équité et d’efficacité économique. (…) Il faut une répercussion immédiate (…) à la hausse et à la baisse pour le consommateur », a ajouté le ministre.

L’indexation des coûts de production au prix de vente des produits agricoles est une idée qui fait son chemin. Le ministre Bruno Le Maire l’a trouvée « extrêmement intéressante » lors de l’inauguration, le 22 février, de l’Odyssée végétale au Salon de l’agriculture. Cette proposition qu’il attribue à Xavier Beulin, le président de la FNSEA, date de la réunion sur les prix alimentaires du 2 février au ministère de l’Agriculture. « C’est une question de justice, d’équité et d’efficacité économique. (…) Il faut une répercussion immédiate (…) à la hausse et à la baisse pour le consommateur », a ajouté le ministre.
Evoquant ses premières impressions sur l’édition 2011 du salon, il a estimé qu’il y avait « un mieux qui se dessine dans toutes les filières agricoles même si certaines souffrent encore comme l’élevage bovins allaitants ». « Il y a un climat plus positif », a-t-il ajouté. Répondant à l’interpellation d’Eric Lainé, le président de la CGB, sur « les secteurs de productions menacés que sont la luzerne, le lin, le chanvre, la pomme de terre de fécule dont le régime de soutiens prend fin en 2011 », le ministre a assuré qu’il défendait « toutes les productions de grandes cultures » et qu’« il continuerait à les soutenir ».

Environnement : Bruno le Maire défend les paysans
Le ministre s’est montré très choqué par les attaques répétées (campagne de communication FNE, le Livre noir de l’agriculture d’Isabelle Saporta...) dont fait l’objet l’agriculture au sujet de l’environnement et s’est lancé dans un plaidoyer en faveur des agriculteurs. « Je tire la sonnette d’alarme », a-t-il dit. Le risque pour le ministre est de « manger des produits alimentaires d’ailleurs » si on empêche les agriculteurs français de produire. « Il faut arrêter la stigmatisation dont font l’objet les agriculteurs (...) Ne pas leur enfoncer la tête sous l’eau ». Il s’est engagé à « accompagner les paysans dans cette mutation profonde » qui doit les faire passer d’une « agriculture intensive » à une « agriculture durable ». Bruno Le Maire a insisté sur « les efforts faits par les paysans » depuis 30 ans. Rappelant l’objectif de compétitivité pour l’agriculture française, et se félicitant que ce mot ne soit « plus tabou », il a expliqué que « c’est la clé pour une présence de l’agriculture sur tout le territoire ». Quelques heures plus tôt, lors de l’inauguration du pavillon du vin, nouveauté du salon, Bruno Le Maire s’est exclamé que « le vin, c’est la France ! ». Il a assuré les professionnels de sa volonté de « maintenir des droits de plantation régulés ». « Notre marge de manœuvre est nulle » sur cette question a-t-il affirmé. « Ce serait une faute morale et une erreur économique » de ne pas le faire.

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