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DAC ADN innove dans la prévention des maladies de la vigne

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Les stations de capture de spores de DAC ADN sont disposées dans les parcelles à surveiller. Crédits : © DAC ADN

La start-up DAC ADN utilise l’IA pour détecter la présence de spores de maladies fongiques de la vigne et optimiser les traitements. La jeune pousse gardoise prépare sa première levée de fonds pour la fin de l’année. 

Fondée en 2022 par deux frères, Antonin et Clément Douillet, DAC ADN, pour « détection, analyse, conseil », propose d’utiliser l’IA pour prévoir l’apparition des maladies fongiques les plus courantes et les plus destructrices dans la vigne, comme le mildiou, l’oïdium et la pourriture noire

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Les deux dirigeants ont développé et breveté leur propre station de capture de spores, installée directement sur les parcelles à surveiller. Une fois relevés, les échantillons sont envoyés au siège de la société pour y être analysés en laboratoire par technique PCR. « On quantifie la présence de ces spores », explique Clément Douillet, directeur général de DAC ADN. « Mais on va aussi utiliser les données météorologiques et le stade phénologique de la plante pour modéliser l’évolution du risque épidémique grâce à l’IA, avec une approche prédictive sur les sept prochains jours. Cela nous permet d’avoir un temps d’avance sur le développement des épidémies et de positionner les traitements au mieux pour limiter les pertes de rendement. » D’après son directeur général, sa solution intelligente permettrait au viticulteur « d’économiser deux traitements sur l’ensemble de la saison, par rapport à des approches de modélisation basées uniquement sur la météo ». 

Levée de fonds à venir 

Moins de 24 heures après le prélèvement dans le vignoble, les résultats d’analyse sont disponibles sur l’appli du viticulteur, qui retrouve toutes les données nécessaires à sa prise de décision. « Aujourd’hui, la prise de décision doit être rapide, la modélisation est mise à jour entre 7 et 10 fois par semaine », note Clément Douillet. 

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Les stations de capture de la start-up sont déjà présentes dans la plupart des régions viticoles de France, de la Bourgogne à la Champagne en passant par le Bordelais, la Vallée du Rhône, la Savoie, le Val de Loire et l’Occitanie. « Plus on va entraîner l’algorithme sur un  jeu de données spécifiques, plus on va pouvoir développer des modèles spécialisés sur des zones géographiques, des terroirs et des cépages spécifiques », glisse son directeur général. 

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Pour développer la partie commerciale de son activité et étoffer les effectifs, DAC ADN prépare une levée de fonds. Clément Douillet espère convaincre des business angels afin de réunir 200 000€ d’ici fin 2025/début 2026. Il envisage déjà une deuxième levée de fonds de plus de 500 000€ en 2027/2028 pour développer les capacités de R&D de DAC ADN. 

À l’avenir, Clément Douillet entrevoit deux nouveautés, la mise au point de la modélisation pour prévoir au mieux les épidémies de pourriture noire, prévue pour être opérationnelle d’ici 2026-2027, et la diversification de l’activité de DAC ADN vers d’autres cultures touchées par des maladies fongiques, comme les noix, les pommes et les poires, prévue dès 2026.