En Corse, où une campagne de vaccination préventive et obligatoire contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) est en cours, « le rythme de vaccination doit s’accélérer », a exhorté la préfecture dans un communiqué le 17 novembre. Les éleveurs de bovins, seule espèce sensible, sont « invités à prendre contact avec leur vétérinaire dans les plus brefs délais ». Et les autorités de rappeler que « le non-respect de cette obligation entraînera pour les détenteurs d’animaux des suites administratives – voire pénales ».
Au 17 novembre, plus d’un mois et demi après le début de la campagne, seuls 32 % du cheptel corse étaient vaccinés. Dans les départements continentaux où elle a été déployée, la vaccination obligatoire est en général achevée en deux à trois semaines. L’Île de beauté « est toujours indemne de DNC », rappelle la préfecture. Craignant une contamination via la Sardaigne, la profession agricole corse a réclamé une campagne de vaccination préventive, qui a démarré le 1er septembre. L’île compte environ 39 000 bovins en élevages, ainsi que de nombreux animaux féraux (bovins domestiques redevenus sauvages), non comptabilisés.
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Selon le dernier bilan au 18 novembre, la France compte 102 foyers de DNC. Ces derniers jours, quelques cas étaient observés dans les deux dernières zones où la maladie était active, dans les Pyrénées-Orientales et le Jura. Dans l’Ain, aucun nouveau foyer n’a été observé depuis la mi-octobre. Quant aux deux zones réglementées du Rhône et des Savoies, elles ont été levées et la maladie y a été éradiquée. Véhiculée par des insectes hématophages (taons, stomoxes), la DNC ne touche que les bovins, chez qui elle peut tuer 10 % des animaux malades et provoque de fortes pertes de production.
YG