La chambre d’agriculture d’Ile de France et la métropole du Grand Paris (qui regroupe Paris, les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis, du Val de Marne et sept communes limitrophes de l’Essonne et du Val d’Oise) ont signé le 30 mars une convention cadre de stratégie partagée sur l’agriculture métropolitaine d’une durée de trois ans. Les domaines d’action seront la diversification et la structuration de la filière avec l’idée notamment d’attirer des sites de transformation sur le territoire ; l’aménagement et la préservation du foncier agricole ; le soutien à l’agriculture urbaine ; l’accompagnement à l’installation, et enfin la préservation des ressources, détaille Christophe Hillairet, président de la chambre d’agriculture francilienne. « C’est un geste important que la métropole du grand Paris s’occupe d’agriculture », se félicite-t-il. Si à ce stade il s’agit d’intentions, cette convention doit aboutir à « des solutions originales ». « Pour le concret j’attends beaucoup de vous », lance Patrick Ollier, président de la métropole du Grand Paris à l’agriculteur. « Dans un premier temps, il faut se concentrer sur quelques actions concrètes pour ne pas se disperser », ajoute ce dernier, citant l’approvisionnement des cantines, des restaurants commerciaux mais également le futur Scot métropolitain.
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Les deux organisations n’en sont pas à leur coup d’essai. En février 2020, ils avaient déjà signé une charte d’engagement sur la prévention des inondations. Une enveloppe d’un million d’euros avait alors été débloquée pour indemniser des agriculteurs situés en amont de la Seine acceptant d'inonder leurs champs afin d’éviter une crue en aval sur la métropole. « Soixante-dix-neuf agriculteurs se sont retrouvés inondés pour éviter que Paris soit sous l’eau », illustre Christophe Hillairet. Et pour aller plus loin, la métropole du Grand Paris prévoit de se doter d’un « plan alimentaire durable ».