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IGP : quatre scénarios en vue d’une stratégie nationale pour 2040-2045

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Présentés le 29 novembre au salon Vinitech-Sifel, les « quatre futurs possibles à l’horizon 2040-2045 » de la filière des vins IGP serviront dès l’an prochain à élaborer d’une stratégie nationale, a annoncé Gérard Brancillon, président de la confédération des vins IGP de France. Ces différents scénarios sont issus d’une étude menée par FranceAgriMer et l’IHEV (Institut des hautes études de la vigne et du vin) de l’Agro Montpellier. Des journées de restitution ont permis de recueillir auprès des professionnels un vote des attitudes stratégiques à adopter.

Le scénario qui convainc le plus est celui des « vins IGP technologiques, authentiques et accessibles » (64 % s’expriment pour une « proactivité positive »). Il suppose que la filière viticole privilégie les innovations technologiques et notamment génétiques pour répondre aux attentes de « vins propres ». Leur généralisation est facilitée par un soutien public éco-conditionnel et par leur intégration dans les cahiers des charges des IG et de façon plus rapide et systématique par les IGP.

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À l’opposé, le scénario « vers une fusion IGP/AOP » suscite un rejet (57 % pour une proactivité négative). Les vins IGP, délaissés par le consommateur, y apparaissent moins productifs que les vins de France et moins typiques de terroirs ou moins porteurs d’attributs agroécologiques que les AOP. Un autre scénario prévoit deux catégories d’IG : l’une identifie les produits « entièrement obtenus » dans une zone géographique qui, assortie de pratiques spécifiques, leur confère une typicité ; l’autre s’appuie sur une « localisation de la transformation ». Le dernier scénario met en concurrence deux modèles : des IGP de « produits de marques » revendiquant l’identité géographique ; des IGP de « niche » communiquant sur le produit et lui seul, à destination d’une clientèle très ciblée.

Des professionnels opposés à une fusion IGP/AOP