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Sécheresse « Il faut rester vigilant », selon Nelly Olin

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La ministre de l’Ecologie a appelé à rester vigilant en matière de gestion de l’eau, à l’issue d’une réunion du comité national « sécheresse », le 15 juin à Paris. En cas d’absence prolongée de pluies dans les prochaines semaines, le risque de sécheresse ne peut être écarté, selon Nelly Olin.

Rien n’est acquis. Tel est le message qu’a voulu faire passer le ministère de l’Ecologie. A la date du 15 juin, 15 départements ont pris des arrêtés de limitation des usages de l’eau alors qu’ils étaient 9, une semaine plus tôt. Les premiers ont été l’Oise, la Seine-et-Marne, le Val-de-Marne, les Deux-Sèvres, la Vienne, la Charente, le Lot-et-Garonne, le Tarn et le Tarn-et-Garonne. Ils ont été rejoints par l’Eure, le Maine-et-Loire, la Charente-maritime, les Landes, le Gers et le Lot.

Les pluies de mai absorbées par la végétation

Les précipitations de ces trois derniers mois ont généralement permis d’améliorer la situation sur le territoire qui est meilleure qu’en 2005 à la même époque. Les pluies ont été supérieures à la normale à l’Est d’une ligne Le Havre-Chambéry, inférieures à la normale dans le sud du pays et très proches des normales sur le reste du territoire. Mais les effets des pluies du mois de mai sur les nappes souterraines ont été très modérés voire généralement nuls. En dehors des zones de relief, elles ont en effet surtout été absorbées par la végétation. Le déficit de pluies efficaces – c’est-à-dire capables de recharger les nappes – est de l’ordre de 50 à 70% en Champagne-Ardennes, Ile-de-France, Oise, Centre, dans le bassin du Rhône et en amont du bassin de la Garonne et de la Loire. Les pluies du mois de mai ont eu le mérite de contribuer à maintenir une humidité des sols satisfaisante et ont permis de différer les prélèvements en nappe pour l’irrigation. Le ministère fait nénamoins état d’« un asséchement assez général des sols », excepté sur une large bordure de la frontière belge.

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Nelly Olin a précisé qu’elle avait adressé un courrier à chaque irrigant, co-signé par le ministre de l’Agriculture Dominique Bussereau. Des courriers ont également été envoyés aux associations de maires et à certaines collectivités (villes et villages fleuris) pour les sensibiliser à une gestion économe de l’eau.