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Plats cuisinés/Stratégie Jean Martin reste actif pour retrouver la croissance

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L’entreprise Jean Martin finalise de nombreux projets cette année, après un exercice 2008 compliqué, lors duquel elle a vu son chiffre d’affaires baisser à 6,8 millions d’euros contre 7,3 millions d’euros en 2007. Jean Martin, spécialiste des plats cuisinés provençaux et des olives, va inaugurer en septembre sa nouvelle usine à Tarascon dans les Bouches-du-Rhône et lance des innovations : une huile d’olive AOC Provence et un taboulé bio quinoa, son premier produit issu entièrement de l’agriculture biologique. Pour retrouver la croissance, Jean Martin va augmenter ses dépenses en communication et compte bien recommencer à travailler pour la grande distribution.

L’entreprise Jean Martin, spécialisée dans les produits provençaux et les olives, a réalisé un chiffre d’affaires de 6,8 millions d’euros l’année dernière contre 7,3 millions en 2007. Deux raisons principales à ses difficultés : l’export et les MDD. L’export ne représente plus que 4 % du chiffre d’affaires de Jean Martin, contre 10 % en 2002. « Nous avons perdu nos marchés aux Etats-Unis à cause de la hausse du cours de l’euro », explique Bernard Martin, p.d-g de l’entreprise familiale. Les MDD représentaient quant à elles 8 % du chiffre d’affaires de Jean Martin en 2007, mais la société a perdu son unique contrat avec la grande distribution. Et cette perte n’a pas pu être complètement compensée par la croissance de sa marque propre. « Nous avons perdu notre unique marché MDD car il fallait trop baisser les prix, nous ne pouvions plus suivre », regrette Bernard Martin. Jean Martin travaillait pourtant depuis douze ans avec ce distributeur, pour lequel il fabriquait des aubergines et de la ratatouille. Heureusement, l’entreprise a déjà des pistes pour recommencer à travailler pour la grande distribution.
Hausse des dépenses en communication et marketing
Pour retrouver la croissance, l’entreprise compte sur sa stratégie de marque qui vise à insister sur le côté provençal de ses produits. « Nous souhaitons rester créatifs dans ce passage difficile », affirme le p.d.-g. de l’entreprise. Jean Martin vient notamment de lancer son premier produit issu entièrement de l’agriculture biologique : un taboulé de quinoa en sachet nomade prêt à l’emploi. Pour soutenir ses produits, l’entreprise va dépenser cette année 5 à 6 % de son chiffre d’affaires en communication et marketing contre 4,5 % en 2008. « Nous allons augmenter nos achats d’espaces publicitaires au niveau régional », indique Bernard Martin.
Par ailleurs, le label « Créés et cuisinés en Provence » sera apposé sur les packagings de ses produits. Autre axe de développement pour l’entreprise : l’ouverture d’une nouvelle usine à Tarascon dans les Bouches-du-Rhône (1), qui sera inaugurée en septembre et rassemblera l’ensemble des sites de Jean Martin. « Dans nos métiers, l’outil de production amène les marchés », remarque Bernard Martin. Cette nouvelle usine, qui a nécessité un investissement de 5,5 millions d’euros et vise la triple certification QSE (qualité, sécurité, environnement) aura une capacité de production de 5 à 6 millions de bocaux contre 3 millions pour le précédent site.

(1) Cf Agra alimentation n°2015 du 10 avril 2008 p 23

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