Début septembre 2004, en France, la moitié des essais OGM, en surface, et mis en place cette année, a été touchée par les destructions volontaires. Ces dernières représentent 3,6 ha sur un peu moins de 7,2 ha. La totalité des essais a été détruit en Haute-Garonne, dans le Tarn, les Landes et le Tarn-et-Garonne. Dans le Loiret, une parcelle a été détruite à Greneville. Dans le Puy-de-Dôme, c’est la commune de Marsat qui a été touchée. Les essais de l’Aveyron, de Charente-Maritime, de Côte-d’Or, du Gers, de la Marne, des Yvelines, de la Vienne ont à ce jour été épargnés. Quant au Lot-et-Garonne, les essais n’ont pas été implantés, l’autorisation étant survenue trop tard. Les essais détruits appartenaient aux sociétés Monsanto, Pioneer, Geves, Arvalis et Biogemma. Les essais conduits par l’Inra d’Orléans sur le peuplier n’ont pas été détruits, de même que l’essai du Cetiom sur le colza dans la Marne. En revanche, l’essai d’un ha mené par le Cirad sur le café en Guyane a été dévasté. La grande majorité des essais détruits en France métropolitaine étaient des essais de développement ou des essais préalables à l’inscription au Catalogue Officiel. Seuls les deux essais de Biogemma à Marsat, également détruits, se rapportaient à la recherche fondamentale. L’un concernait l’assimilation de l’azote et le remplissage du grain de maïs, tandis que l’autre visait la résistance du maïs au stress hydrique. Un essai pluriannuel (9 ans) inter-instituts a également été détruit en Haute-Garonne. Il s’agissait de mesurer l’impact sur l’environnement de la monoculture de maïs OGM. En 2003, 15 sites d’essais avaient été détruits, soit la moitié des sites implantés.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.